La coordination optimale de la radiation lumineuse et de l’arrosage est cruciale pour un bon équilibre des plantes

Saint-Gobain Cultilene et Hortilux coopèrent étroitement au sein du Plant Empowerment

Maintenir l’équilibre optimal de la plante, en termes d’eau, d’énergie et d’assimilats : ce sont là les piliers du Plant Empowerment. Pour atteindre cet équilibre, l’arrosage et la radiation lumineuse doivent être aussi bien coordonnés que possible. Saint-Gobain Cultilene et Hortilux – tous deux partenaires de la philosophie Plant Empowerment – collaborent donc étroitement et préconisent une approche systématique.

Le Plant Empowerment consiste à créer un équilibre optimal en termes d’eau, d’énergie et d’assimilats. Si c’est le cas et que les équilibres sont bien dosés les uns par rapport aux autres, alors l’équilibre de la plante est assuré. « Et cela peut rapporter gros », affirme Remy Maat, Application Manager chez Cultilene. « La culture est plus saine et plus résiliente, la qualité est meilleure et la production plus élevée. De plus, les utilisations d’eau, d’engrais, d’énergie et de produits phytosanitaires sont réduites. Les domaines dans lesquels il est possible de réaliser le plus de bénéfices diffèrent d’un producteur à l’autre et dépendent de la situation actuelle de l’entreprise. »

Fortement connecté
Cultilene est un partenaire de Plant Empowerment (GPE) depuis le début. Tous les partenaires de cette philosophie de culture ont leurs propres domaines d’intervention. Cultilene se concentre particulièrement sur l’arrosage. En tant que fournisseur de solutions d’éclairage de serre, Hortilux se concentre principalement sur l’éclairage La coopération entre les deux partenaires est absolument nécessaire, souligne Hans de Vries. Il est consultant en Grow Light Performance chez Hortilux. « L’éclairage et l’arrosage sont, en fait, des choses qui interagissent fortement et qui sont liées. Après tout, la lumière est le moteur de la photosynthèse et donc du processus de production. Si l’eau et les nutriments disponibles sont insuffisants, la photosynthèse stagne et la plante ne peut pas utiliser la lumière disponible. Pour atteindre un bon équilibre des plantes, la radiation lumineuse et l’arrosage doivent être coordonnés de manière optimale. » M. Maat est d’accord et affirme que la quantité et le type de lumière dans une serre influencent l’arrosage. « Plus la lumière et la radiation sont importantes, plus la température dans la serre est élevée et plus la plante a besoin d’eau pour se refroidir. Le type de source de lumière – lumière solaire, lumière HPS* ou lumière LED – est également important. Les lampes HPS* dégagent beaucoup plus de chaleur que les lampes LED, ce qui signifie qu’elles ont également un effet différent sur la plante et sur l’évaporation. Vous devez en tenir compte lors de l’apport en eau et en nutriments. » En général, plus la radiation lumineuse et la température sont élevées, plus l’apport en eau est important. « Dans le même temps, nous abaissons l’Ec à mesure que la température augmente. En cas de températures plus élevées, la plante a besoin de plus d’eau, mais l’alimentation nécessaire reste la même. Si l’Ec est trop élevée, il devient plus difficile pour la plante d’absorber l’eau et des effets négatifs sur la croissance de la plante peuvent se produire. » Maat souligne également que le dosage de l’eau et de l’Ec est toujours adapté à la quantité de lumière disponible dans une serre et non l’inverse. « C’est logique. Après tout, la lampe de culture est une donnée fixe et immuable. L’eau, en revanche, peut toujours être distribuée en bonne quantité. »
(* lampe HPS* : lampe à vapeur de sodium à haute pression)

Arrosage régulier pendant les mois d’hiver
Les deux spécialistes du GPE soulignent que l’hiver est une période particulière en ce qui concerne la relation entre la lumière et l’arrosage. À cette époque de l’année, la luminosité extérieure est relativement faible et les producteurs assurent le même nombre d’heures de lumière chaque jour. « L’éclairage est donc un facteur assez constant. Cela signifie également qu’il faut aborder l’arrosage différemment ; il peut être assez régulier », explique M. Maat. « Une période de vingt-quatre heures est généralement divisée en trois périodes, commençant par une période sombre, entre 18 heures et minuit. Aucun arrosage n’est fait pendant cette plage horaire-là. À minuit, l’éclairage démarre. Nous commençons l’irrigation au plus tôt deux heures après démarrage de l’éclairage. Lors de cette nuit éclairée, nous donnons un maximum de deux à trois doses jusqu’à environ deux heures avant le lever du soleil. Puis la journée commence, et se poursuit jusqu’à 18 heures. Nous apportons la première dose deux heures après le lever du soleil, après quoi nous passons à un rythme quotidien normal. » De Vries indique que la quantité de lumière disponible dans la serre fluctue davantage au printemps et en automne. En effet, les variations des conditions extérieures et d’ensoleillement sont alors plus importantes. « Cela nécessite donc aussi plus d’ajustements dans le dosage de l’eau et de l’Ec. On peut généralement arroser de manière moins régulière que pendant les mois d’hiver. »

Approche planifiée
En résumé, adapter l’irrigation à la quantité de lumière disponible dans la serre n’est pas une tâche facile. « En effet, c’est un sacré défi, d’autant plus que l’éclairage de serre gagne du terrain et que de plus en plus de types d’éclairage de serre sont utilisés », déclare M. Maat. « Depuis le GPE, nous travaillons donc sur un protocole avec des directives pour l’arrosage lors de l’utilisation de l’éclairage de serre. Cela devrait donner aux producteurs les outils nécessaires pour faire face à ce problème de manière efficace. » Selon Maat et De Vries, une approche systématique est très importante. Leur conseil est de mettre sur papier à l’avance la quantité de lumière – en fonction de la charge des plantes – dont vous avez besoin dans votre serre chaque semaine et de régler l’éclairage en conséquence. « Vous pouvez ensuite adapter grossièrement l’arrosage en fonction », dit De Vries. « Si vous ne faites pas de plan, vous devrez procéder à des ajustements plus ponctuels et vous serez toujours en retard. Par exemple, la plupart des producteurs de tomates ajoutent un extra bras autour du jour le plus sombre. Cela signifie également que dans les semaines suivantes, il faudra plus de lumière et que l’arrosage devra être augmenté. Il est bon de planifier ces moments avec soin ; les ajustements de dernière minute sont très difficiles. » Maat souligne que des corrections importantes dans les cultures ne sont en aucun cas souhaitables. « Réagir de façon extrême n’est jamais bon ; c’est négatif pour l’équilibre de la plante et donc, en fin de compte, pour la production et la qualité. Une plante doit être capable de croître de manière régulière et constante. En bref : anticiper plutôt que réagir, tel est le credo. »

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